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Sur les traces des meilleurs jeunes professionnels suisses
L’une des deux missions consistait à aller voir leur propre filière et à observer les participants en pleine action. Question 1: Qu’est-ce qui vous a impressionné.e? Florence Gammeter, apprentie polymécanicienne en première année: J’ai vraiment été impressionnée par le fait que les participants restent concentrés sur eux-mêmes. Ils n’ont jamais regardé ce que les autres faisaient. Nicolas Gerber, apprenti mécanicien de production en deuxième année: Leur rapidité, malgré le manque de place, m’a beaucoup marqué. Dario Flükiger, apprenti automaticien en première année : J’ai été très impressionné par l’effervescence que génère la compétition. Les participants étaient aussi très rapides et connaissaient (en partie) l’emplacement de tous leurs outils. Question 2 : Peut-on faire un parallèle entre les activités du travail au quotidien et celles de la compétition ? Silvan Feldmann, apprenti automaticien en troisième année : La compétition m’a beaucoup rappelé mes examens partiels. Les experts scrutent les moindres gestes et les contraintes de temps sont énormes. Je ne pourrais pas rester productif devant tant de personnes qui me regardent. Je préfère travailler au calme dans mon atelier. Roman Bichsel, apprenti polymécanicien en deuxième année : Les activités du Championnat des Métiers et celles du travail au quotidien sont assez similaires. Il faut aussi tourner, fraiser et forer. Mais contrairement à moi, il faut effectuer un travail de pneumatique, et surtout savoir utiliser ou programmer sur les machines CNC. Autre différence avec le quotidien : des milliers de personnes te regardent alors que tu n’as pas le droit à l’erreur, que tu dois rester très concentré et travailler avec précision. Jan Gerber, apprenti logisticien en troisième année : Dans ce concours, il faut privilégier la vitesse à la qualité. Bien sûr, elle entre aussi en ligne de compte mais au quotidien, la qualité prime avant tout. Question 3 : Quelles sont les qualités principales requises pour réussir un Championnat des Métiers ? Jonas Widmer, apprenti employé de commerce en troisième année : Pour avoir le droit de participer aux SwissSkills, il faut se soumettre au préalable à un test psychique. Ce qui est plutôt logique lorsqu’on voit les conditions de la compétition. Joël Tellenbach, apprenti polymécanicien en troisième année : Pour réussir, il faut faire preuve de concentration et de précision. Mario Eymann, apprenti mécanicien de production en troisième année : Il faut savoir rester concentré et travailler avec précision, mais aussi savoir lire et comprendre rapidement les tâches et les dessins. L’après-midi, apprentis et formateurs sont partis ensemble à la recherche de nos outils. Les groupes étaient mélangés pour que chaque métier soit représenté et que chacun puisse apporter ses connaissances pratiques. Question 4 : Quels sont les outils utilisés ? Dario Flükiger, apprenti automaticien en première année : Les participants ont souvent eu recours aux tournevis VDE de différentes tailles. Mais nous avons aussi vu beaucoup de clés mâles coudées avec ou sans code couleur. Les monteur.se.s de stores avaient notamment élaboré eux-mêmes des outils basés sur le tournevis standard. Nous les avons aussi vu utiliser les lames extra longues. Silvan Feldmann, apprenti automaticien en troisième année : Les participants ont surtout utilisé des tournevis plats et cruciformes. Mais nous avons aussi vu beaucoup d’outils spéciaux qu’ils avaient faits eux-mêmes. Florence Gammeter, apprentie polymécanicienne en première année : Le tournevis restait l’un des outils les plus souvent utilisés. On l’a retrouvé dans beaucoup de métiers. Les clés mâles coudées RainBow sautent rapidement aux yeux. On a vu les clés mâles coudées et les tournevis dans différents métiers. Nous avons trouvé des embouts sur une perceuse. Question 5 : Pour quels métiers a-t-on recours à des outils ? Nicolas Gerber, apprenti mécanicien de production en deuxième année : J’ai observé l’utilisation de plusieurs types d’outils chez les frigoristes. Corinne Gurtner, apprentie employée de commerce en deuxième année : Pour les maçon.ne.s, les polymécanicien.ne.s, les monteur.se.s de stores, les installateur.rice.s électricien.ne.s, les mécanicien.ne.s vélo, les dessinateur.rice.s et les mécanicien.ne.s en machines agricoles. Joël Tellenbach, apprenti polymécanicien en troisième année : Surtout dans les professions manuelles, par exemple, les polymécanicien.ne.s. Question 6 : Comment expliquer la popularité de ces outils ? Corinne Gurtner, apprentie employée de commerce en deuxième année : Parce que le tournevis VDE est spécialement conçu pour les installateur.rice.s électricien.ne.s, par exemple. Dario Flükiger, apprenti automaticien en première année : La réponse est simple : Les outils aident les participants à remplir la mission demandée de manière rapide et efficace. Silvan Feldmann, apprenti automaticien en troisième année : Les monteur.se.s de stores ont un outil spécial. C’est un tournevis plat, courbé à l’avant, grâce auquel ils peuvent très facilement monter toutes les pièces des stores. Question 7 : Les outils ont-ils montré leur utilité ? Mario Eymann, apprenti mécanicien de production en troisième année : Je crois que oui. Les clés mâles coudées sont l’une des meilleures inventions et sont vraiment universelles. Jonas Widmer, apprenti employé de commerce en troisième année : Les monteur.se.s de stores ont utilisé un tournevis à lame longue pour pouvoir fixer les vis dans les renfoncements au-dessus des fenêtres. Les stores ont pu être montés, l’outil a donc montré son utilité. Florence Gammeter, apprentie polymécanicienne en première année : Je suis convaincue que l’utilisation des outils a été une réussite. Lire d’autres témoignages : #SwissSkills #Berne #meilleursjeunesprofessionnelssuisses #meilleuresjeunesprofessionnellessuisses #formation #apprentis #formationprofessionnelle #workwiththebest #formateurs #formatrices #CFC #professionnalisme #rapidité #pression #concentration
Dernière chance pour gagner des outils d’une valeur de 3 000 francs !
Pas besoin de s’appeler Géo Trouvetou pour être inventeur : Des femmes et hommes artisans débrouillards modifient sans cesse nos outils et les utilisent pour créer des constructions individuelles astucieuses. C’est ce genre d’inventions que nous recherchons dans notre quatrième et dernier concours cette année : Montrez et expliquez à l’aide d’une photo et d’une description ce que vous avez fait de nos outils, quels outils vous avez construits vous-même et comment ils fonctionnent. Plus la photo est originale, mieux c’est ! La communauté choisira le gagnant Postez la photo et la description directement sur la page Web du concours et appelez vos fans à voter pour vous ! Cela vaut la peine de participer : La contribution ayant obtenu le plus de « J’aime » remportera un kit d’outils PB Swiss Tools d’une valeur de 3 000 francs. Le concours aura lieu du 1 er au 31 octobre 2018. Pendant cette période, vous pouvez placer votre contribution sur la page Web de notre concours. Il sera ensuite possible de voter jusqu’au 15 novembre 2018. Participer au concours #140pbst184 #photo #concours #outils #PBSwissTools #artisans #DIY #constructionsindividuelles #bricoleur #workwiththebest
« L’ambiance aux SwissSkills était géniale ! »
135 métiers, 75 concours : Environ 900 jeunes professionnels ont montré ce qu’ils savaient faire aux SwissSkills 2018, qui se déroulés du 12 au 16 septembre à Berne. Les multiples missions de l’expert en chef Les constructeurs et agents d’entretien de bateaux ont participé aux compétitions pour la première fois. Micha Bürgi, expert en chef, constructeur et professeur à l’école professionnelle de Zofingen était parmi eux. Son rôle était de formuler en amont les tâches et les critères d’évaluation, de construire les formes et d’approvisionner le matériel. Durant les journées de compétition, il était responsable de la saisie correcte des évaluations des experts dans le système WorldSkills-CIS pour qu’un classement représentatif soit prêt le samedi. Micha Bürgi était présent comme juge principal de la compétition. (Photo : PBST) Comment a-t-il vécu la compétition ? « L’ambiance était géniale, dans le public et aussi parmi les participants. Nous avons beaucoup ri et l’entraide était réelle bien que l’on soit en compétition. La solidarité était palpable, même après la compétition, lorsque tout le monde est venu pour la remise des prix et pour rester encore ensemble un moment; Les participants ont apprécié l’atmosphère familiale qui régnait pendant l’évènement. » Un bateau balançoire en bois et plastique Les huit constructeurs avaient comme tâche de construire chacun un bateau balançoire en bois et plastique. Les cinq agents d’entretien de bateaux effectuaient divers travaux de réparation, de service et d’entretien. Le public venu nombreux a aussi eu l’occasion de mettre la main à la pâte : Jeunes et vieux pouvaient se transformer pour l’occasion en constructeurs de bateau dans l’espace MySkills, Des résultats de haute qualité Quel a été le résultat en termes de qualité des prestations ? « J’étais positivement étonné », rapporte Micha Bürgi. « Les résultats étaient de meilleure qualité que ceux des examens finaux. Cela est aussi lié au fait que tous les participants ont déjà terminé leur apprentissage. Par ailleurs, l’ambiance aux SwissSkills était, malgré la compétition, certainement plus détendue que pendant un examen. » L’enseignant est aussi impressionné par l’évènement lui-même. « On investit beaucoup dans la formation professionnelle. La diversité des métiers présentés était grande et l’effort financier consenti par les différentes branches pour se présenter favorablement était considérable. » Et si tous les participants ont donné le meilleur d’eux-mêmes et livré de super performances, à la fin, seuls trois avaient une place sur le podium. Les résultats : Constructeur de bateau CFC 1. Florian Widmer, Berne 2. Andreas Gächter, Oberriet 3. Martin Kämpf, Aeschi 4. Luca Sandon, Zofingen 5. Camillo de Nardis, Zurich 6. Robin Maeder, Bevaix 7. Timon Muster, Einsiedeln 8. Adrien Develay, Trélex Agent d’entretien de bateau CFC 1. Tim Wassmer, Unterentfelden 2. Tobias Oppermann, Konstanz 3. Ivo Eberle, Ermensee 4. Anja-Caroline Urbat, Schönried 5. Benoît Alt, Lentigny Pour en apprendre davantage : Site Internet avec toutes les informations et les résultats des SwissSkills 2018 « Nous désirons créer quelque chose » : Portrait de « l’atelier naval » de Micha Bürgi, Nik Menz et Kurt Neuenschwander Impressions des SwissSkills 2018 (Toutes les photos : Micha Bürgi) Une première aux SwissSkills : les constructeurs de bateaux. Huit jeunes constructeurs de bateaux CFC ont participé. Les agents d’entretien de bateaux participaient aussi pour la première fois. Les cinq agents d’entretien de bateaux participants, dont une participante. Un public nombreux a suivi avec intérêt le travail sur les bateaux balançoires. La fascination des bateaux : SwissSkills offrait la possibilité de toucher concrètement. Le résultat final : un bateau balançoire. Les lauréats chez les constructeurs de bateaux CFC. Les lauréats chez les agents d’entretien de bateaux CFC. L’équipe (presque au complet) des constructeurs et agents d’entretien de bateaux est contente de la compétition.
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